samedi 23 mai 2009

Mes pronostics pour le palmarès du 62ème Festival de Cannes

Le calme avant la tempête… Allez, c’est parti : « And the Palme d’Or goes to… »



Palme d’Or : Un prophète, de Jacques Audiard

Grand Prix du Jury : Looking for Eric, de Ken Loach

Prix du Jury : Le ruban blanc, de Michael Haneke

Prix de la Mise en Scène : Bright Star, de Jane Campion

Prix du scénario : Le ruban blanc, de Michael Haneke / Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino. (Tough choice. Inventif, intriguant et finalement prenant Haneke. A égalité avec les basterds pour la merveilleuse scène d'ouverture et l'audace scénaristique du bonhomme)

Prix d’interprétation masculine : Là aussi, mon cœur balance. Tahar Rahim (Un prophète) ou Christophe Walz (Inglourious Basterds)

Prix d'Interprétation féminine : Katie Jarvis (Fish Tank)

Caméra d'Or (Prix du premier film, toutes sections confondues) : Pétition, la cour des plaignants




vendredi 22 mai 2009

A Cannes, les régions font leur cinéma

Les régions ont la côte au cinéma. Elles viennent à Cannes vanter leurs mérites pour attirer des productions chez eux. Jamais elles n’auront été aussi présentes sur le terrain de l’audiovisuel.


A Cannes, les régions font leur cinéma
Jean-François Tefnin, directeur du bureau d’accueil de tournages en Wallonie. (Photo J.Blanchet)

Quel point commun y a-t-il de entre Un prophète, Looking for Eric ou A l’Origine ? Ils sont tous en compétition pour la Palme d’or, certes. Mais tous ces projets ont pu voir le jour grâce aux efforts des régions. Quelques unes d’entre elles sont présentes au Village International, à deux pas du Palais aux marches rouges. Pour elles, les affaires battent leur plein. Au stand Provence Alpes Côtes d’Azur (PACA), on affirme n’avoir « jamais eu autant de dossiers et de contacts que cette année ». Le conseil régional est ravi de sa participation au 62ème festival de Cannes et attend le verdict du jury avec impatience : Un prophète, de Jacques Audiard, pour qui il a investi 150.000€, a reçu un excellent accueil lors de sa projection ici. La région a posé ses valises au festival depuis vingt ans, proximité aidant. Sur les 450 dossiers qu’elle reçoit chaque année, elle en aide 80. Seule condition à l’attribution de l’aide, « un temps de tournage imposé en région pour que le tournage soit validé ». Quel que soit le format du film, la commission PACA examinera votre demande et si la proposition est retenue, vous attribuera une aide en conséquence. Le financement varie selon le genre. Par exemple, on parle de 5000€ pour une aide à l’écriture, en allant jusqu’à 150.000€ pour une aide à la production d’un long-métrage. En prévision d’un succès annoncé pour le film de Jacques Audiard, la région peut-elle espérer un retour financier sur les recettes du film ? « On est au dernier rang. On est vraiment là pour aider » maintient Laurent Genre, de la régie culture régionale. Même si il concède que « sur Indigènes, il y a eu un petit retour ».

Image de marque
A un saut de puce du stand français, la Wallonie vous souhaite la bienvenue. La Belgique francophone s’est installée à Cannes en 2006 et étale fièrement ses productions et co-productions françaises avec des ambassadeurs de talent : Benoît Poelvoorde , Cécile de France, les frères Dardenne... En 2000, la Wallonie a créé son fond d’investissement audiovisuel, WallImage. En moyenne, 250.000€ sont investis par projet. Là encore pour bénéficier du précieux pécule pour tourner son film, un minimum de 50% de la somme demandée doit être investi dans la région. L’an dernier, la Wallonie a même lancé en son sein le label « Cinema Made in Wallonia ». « Un terme générique qui rassemble l’ensemble de l’offre des films produits en Wallonie » explique Jean-François Tefnin, directeur du bureau d’accueil de tournages en Wallonie. « A Cannes, on commence à faire partie des meubles. Les gens nous reconnaissent. Cette année, on a enfin enlevé la carte qui nous situait en Europe ! ».


Jonathan Blanchet / Sortir

jeudi 21 mai 2009

Cannes et son supermarché du cinéma


Le Festival de Cannes, c’est aussi un Marché du Film qui rassemble les professionnels du cinéma. Installé là-bas depuis 2004, le Short Film Corner permet aux réalisateurs de courts-métrages de tous les horizons de se lancer par la grande porte.


Cannes, ce n’est pas qu’une affaire de spectacle(s). C’est aussi un marché pour les cinéastes, producteurs et distributeurs de tout acabit. C’est au cœur du palais des Festivals que se nouent les tractations. Pas dans les salles de projections qui diffusent les films de la sélection, mais un étage plus bas où s’affairent les amoureux du cinéma qui ont soudainement la fibre commerçante. Objectif : promouvoir et vendre un film. Vendre un film à l’international pour les distributeurs. Vendre son film à un distributeur pour un réalisateur. Depuis 2004, le festival propose aux cinéastes de courts-métrages de promouvoir leurs œuvres via le Short Film Corner. En 2008, 1830 courts-métrages étaient diffusés à Cannes, tous pays confondus. Toute une équipe peut se déplacer pour défendre son bifteck. Ty McGee écume les allées de cette cinémathèque géante. L’américain projette dans quelques minutes son court métrage. Un honneur pour lui. C’est la première fois qu’il vient à Cannes et la petite notoriété de son film lui a permis de bénéficier d’une salle de projection de quelques sièges, « avec grand écran ! ». Il n’y a qu’une séance et on comprend l’anxiété et l’excitation du bonhomme.
Pas d’inquiétude, tous les courts-métrages sont diffusés à la demande sur de nombreux écrans mis à disposition des festivaliers. Mais revenons à notre entrepreneur du jour. Son film, The ride along, raconte en huit minutes l’histoire d’un couple, dérangé en soirée par deux agents immobiliers alors que les deux tourtereaux aimeraient bien passer à des affaires… plus intimes. On imagine sans peine un film aux accents comiques et les acteurs sont là pour le garantir et inciter les curieux à franchir la porte de la salle. L’américain avait le scénario depuis deux ans dans ses tiroirs et s’est décidé à tourner le film en mars dernier. L’affaire de quelques jours, cette fois. Un réveil tardif, faute de casting et d’argent. Il a monté le film pour une poignée de dollars, juste à temps pour Cannes. La condition sine qua non d’une inscription au Short Film Corner implique que le film présenté soit réalisé après le 1er janvier de l'année qui précède sa présentation au Festival et qu’il n’excède pas les trente cinq minutes. Demain, Ty McGee espère trouver les contacts à Cannes pour réaliser son premier long. Il a déjà le scénario. Il ne nous en dira pas plus. « Je sais que tu ne va pas me piquer l’idée, mais je voudrais revenir l’année prochaine ! ».

Jonathan Blanchet / Sortir

mercredi 20 mai 2009

Festival de Cannes : les films de la semaine

Dans quelques jours, le jury du 62ème festival de Cannes remettra son verdict. Une édition fortement marquée par les films de genre. Sortir vous présente ses coups de coeur.

Compétition (sélection officielle)

Un prophète, de J. Audiard. (Sortie le 26 août). Du prophète, on n’en connaissait que le titre. Et le cadre : l’univers carcéral. Malik El Djebena a pris six ans pour avoir frappé un flic. A voir sa gueule d’ange, la prison a tout pour le briser. Derrière les barreaux, un groupe de nationalistes corses mené par César Luciani (Neils Arestrup, glaçant) tient la place d’une poigne de fer. Pour gagner leur protection, Malik devra assassiner un arabe musulman devenu gênant. Suspecté par ses pairs, méprisé par les caïds de la taule, Malik va devenir indispensable aux petites manipulations de chacun. C’est tout le paradoxe du personnage qui passionne. Parti de rien, Malik va se construire en prison. Vision effrayante mais diablement prenante, filmée caméra à l’épaule par un Audiard inspiré. Un vrai film noir qui a tous les atouts d’un grand polar en battant en brèche les idées reçues du monde carcéral. Le Français signe ici un vrai film réaliste et haletant et esthétique. (Sortie le 26 août)


Bright Star, de Jane Campion : la romance partagée par le poète John Keats et la pétillante Fanny Brawne. La photographie est magnifique, la mise en scène aux petits oignons. Un parfait exercice de style, sauf que le scénario se perd dans de larmoyantes longueurs. (Sortie le 22 juillet)


Thirst, de Park Chan Wook : sa trilogie sur la vengeance achevée, Park Chan Wook revient avec une histoire de vampire. Sombre et insolite à la croisée de Old Boy et Je suis un Cyborg. Mais incapable d'équilibrer son récit, le cinéaste coréen déroute dans le dernier tiers de l'histoire, devenue trop extravagante. (Sortie N.C)


p4 ciné Cannes takingwoodstock.jpgTaking Woodstock, de Ang Lee : le cinéaste revisite le festival mythique qui fêtera ses quarante ans en août prochain. Un jeune homme à l’avenir prometteur décide de faire venir un festival de musique hippie dans son village pour éponger les dettes de ses parents. Coloré, rythmé et bien conté. Euphorisant. (Sortie le 9 septembre)


Looking for Eric, de Ken Loach : le héros du film n’est pas celui qu’on croit. Eric du titre, c’est Eric Cantona, footballeur. Mais aussi le nom du héros du film, père de famille divorcé qui élève seul ses deux fils , il se morfond dans son quotidien de postier. A moins qu’il ne retrouve le frisson des victoires de son idole, Eric Cantona. Se remémorant ses victoires, il s’imagine reprendre goût à la vie avec lui. En fait d’un film sur le footballeur, surtout le parcours de ce postier d’une banlieue, au bout du rouleau. Cantona s’efface au bon moment, s’oublie même dans la deuxième partie du film. Et joue admirablement la carte de l’autodérision. Une catharsis pour Eric le postier, la renaissance d’Eric le footballeur, devenu acteur. « I’m not a man, I’m Cantona » déclame t-il dans le film. La standing ovation qui a suivi la projection lui a donné raison. Rendez-vous la semaine prochaine !

« Les beaux gosses » de la Quinzaine
Les années collèges, vous vous souvenez ? Vous savez, cette période où vous aviez le visage constellé de boutons. Où l’on vous prend en grippe si vous avez de bonnes notes, que vous ne portez pas les dernières baskets à la mode ou tout simplement parce que votre tête ne plait pas ? C’est le quotidien des Beaux gosses. Des personnages de BD, crées par Riad Satouff. Un papa qui leur fait passer le cap du grand écran avec brio. Toutes les anecdotes bonnes ou mauvaises sont mises sur la table. La honte d’être vu avec ses parents, les premières expériences amoureuses et émois sexuels, le rap, les parents esseulés, les profs désabusés… Une excellente chronique de l’adolescence à la française. (Sortie le 10 juin)

lundi 18 mai 2009

Démesurément cannois

Le Festival de Cannes devient, pendant dix jours, une place de poids du cinéma mondial vers qui se tournent tous les regards : des professionnels du cinéma au simple quidam qui fait le pied de grue dès l’heure du goûter pour apercevoir son idole monter les marches le soir même. Cannes, c'est aussi le 7ème art dans toute sa démesure. Du vécu, rien que du vécu.

1) Les starlettes qui écument la croisette en quête de gloire sont bien au rendez-vous. Elles travaillent généralement en binôme avec un photographe se donnant des airs de Marilyn dans Sept ans de Réflexion. Vous savez, la scène de la robe virevoltante ? Pour apercevoir les acteurs en vogue, vous pourrez repasser, sauf si vous fréquentez les hôtels branchés comme le Carlton ou le Martinez, pour les acteurs français. A une exception près : arrivé sur la croisette samedi, Quentin Tarantino se plait à se balader presque incognito aux abords du palais du Festival.
2) A Cannes, le festivalier se reconnaît au nombre de badges qu’il porte en pendentif. Pour participer au Festival, vous devez être reconnu comme professionnel du cinéma. A savoir réalisateur, acteur, scénariste, journaliste spécialisé ou élève d’une école de ciné. Chaque catégorie dispose d’un badge différent, qui passe par toutes les couleurs de l’arc en ciel. Selon cette organisation très codifiée, on vous laissera le champ libre ou pas. Et pour rentrer dans les salles même chose, priorité aux plus influents. Vous faites la queue depuis une heure et à deux places près, la salle est pleine. Refoulé sans ménagement. C’est la dure loi du festival. Même chose pour les plages qui s’étalent le long de la Croisette. Pour chaque m², son badge ou presque. Avec cette valse de badges, Mister T passerait inaperçu.
3) Tout est bon pour voir le film du moment. Les mêmes professionnels cités plus haut ou les invités triés sur le volet disposent d’invitations aux projections… très convoitées par des cinéphiles et quelques excentriques. A la sortie du palais, on n’y coupe pas. A chaque fois, il y a bien une dizaine de personnes devant vous qui arborent des cartons griffonnés d’un « Invitations pour Bright Star SVP » et qui s’affichent avec les plus beaux sourires et les plus belles robes (pour les filles, ça aide visiblement) afin de décrocher le précieux ticket.
4) Cannes, c’est aussi le lieu où les émotions et les réactions sont exacerbées. On se souvient du scandale Irréversible à Cannes. La violence du film de Gaspar Noé, projeté en 2002 avait tellement choqué la croisette au point de mobiliser les pompiers pour faire évacuer la salle ! Ainsi, entre critiques (qui voient le film le matin) et public (qui voit le film le soir), il y a souvent divorce. Ainsi, la presse a reçu avec réserve Thirst de Park Chan Wook le matin et le soir, il fut longuement ovationné par le public. Hier, la critique a salué Un prophète, excellent Audiard (on y reviendra dans notre numéro de mercredi) et sifflé Ne te retourne pas, qui joue la carte du duo glamour Monica Bellucci-Sophie Marceau ou encore Antichrist qui a inspiré dégoût et incompréhension. Vécu aussi en projection publique : les applaudissements maladroits : logo du Festival, premiers applaudissements, titre du film, même chose. Que dire de la première apparition de l’acteur vedette ?

J.Blanchet

jeudi 14 mai 2009

Sections parallèles : palmes en devenir

Un Certain Regard, La Quinzaine des Réalisateurs ou la Semaine de la Critique. Trois sections qui s’ouvrent ce jeudi et se déroulent en parallèle à la fameuse compétition, sans être pour autant sous le feu des projecteurs. Et pourtant, c’est là que se cachent les Dardenne et Loach de demain.

Une future palme pourrait bien s’y cacher. Cannes, ce n’est pas que la compétition sous les ors du palais des festivals.


Un Certain RegardOn ne sait rien des chats persans, de Bahman Ghobadi, concoure à "Un certain regard"

A ses côtés se joue la catégorie Un Certain Regard, section crée en 1978 par Gilles Jacob, délégué général d’alors et actuel président du Festival. La compétition, elle, s’arroge presque le feu des projecteurs… et les flashs des médias. « Un Certain Regard, on en parle relativement peu » déplore presque Gilles Jacob. Et pourtant, acteurs et réalisateurs qui ont depuis trouvé la notoriété y reviennent, c’est dire. Comme le réalisateur français Alain Cavalier ou le roumain Cristian Mungiu. Le cinéaste revient au Certain Regard accompagné d’un collectif pour présenter Les contes de l’âge d’or, chronique de la Roumanie communiste dans ses dernières années. Un retour remarqué après sa palme d’or en 2007 pour Quatre mois, trois semaines et deux jours. Autre exemple, A la dérive, du réalisateur Heitor Dhalia, met en scène un écrivain joué par Vincent Cassel. Aujourd’hui, un film irainien fait l’ouverture : On ne sait rien des chats persans de Bahman Ghobadi. Un film qui sera, « rapidement interdit » à entendre Thierry Frémaux, délégué général du Festival. Où l’Iran contemporain y est raconté par un groupe de rap iranien. « Avec ça, vous êtes contents d’être cinéphile » avait conclu Frémaux lors de la traditionnelle conférence de presse qui révéla cette sélection.

La Semaine de la Critique

Dans son livre de souvenirs, La vie passera comme un rêve, Gilles Jacob évoque les guerres intestines au démarrage de ces différentes sections du festival. La plus ancienne et la section la moins volumineuse du Festival, La Semaine de la Critique est née en 1962, pour « mettre à l’honneur les premières et deuxièmes œuvres des cinéastes du monde entier ». Ken Loach et Jacques Audiard, tous deux en compétition cette année et respectivement pour Looking for Eric et Un prophète y sont passés. Dix long-métrages en seront pour sa 48ème édition . Il n’y a qu’un seul second film cette année. C’est la section pour découvrir un cinéma du monde méconnu : films afghans, colombiens, futurs représentants d’un cinéma en devenir.

Quinzaine des Réalisateurs

Donner de la voix et de la visibilité aux réalisateurs. "La Quinzaine", comme l’appellent familièrement les habitués, est née suite à la contestation soixante-huitarde et organisée par la Société des Réalisateurs de Films (SRF). La section, à quasi-égalité numérique avec l’officielle (elle comprend 24 films), présente également une dizaine de courts-métrages. Surprise, elle s’ouvre aujourd’hui sur le dernier film de Francis Ford Coppola, Tetro. Le réalisateur du Parrain s’est attaché à décrire les tensions d’une famille d’immigrés italiens en Argentine. La section se veut cette année plus légère. Autre tendance, le film documentaire. Les deuxièmes et premiers films s’y partagent aussi la sélection. Le soir de la cérémonie de clôture, les clivages de sections vont tomber. Toutes, sans exception, pourront obtenir la caméra d’or. Le fameux prix qui récompense le meilleur premier film du festival.

Jonathan Blanchet pour Sortir

mercredi 13 mai 2009

Cannes : les étoiles de la compétition

Affiche des "Etreintes Brisées" - DR

Cannes 62ème. Le festival de cinéma a refait le plein de pellicules et s’ouvre aujourd’hui. A Cannes, Sortir vous dresse une liste non-exhaustive des films en compétition qui sortiront prochainement et qu’il faudra surveiller cette année.


  • Etreintes Brisées, du cinéaste espagnol Pedro Almodovar. Quand un écrivain décide de vivre sous pseudonyme après un drame qui lui a enlevé l’amour de sa vie. Crise d’identité et amour fou au programme. Sortie le 20 mai.
  • Bright Star, de Jane Campion. La réalisatrice britannique, première femme à obtenir la palme d’or en 1993 pour La leçon de piano revient avec un film d’époque relatant l’idylle du poète John Keats et de Fanny Brawne. Sortie le 22 juillet.
  • A l’origine, de Xavier Giannolli. Premier des trois films français traditionnellement en compétition avec Jacques Audiard et Alain Resnais. Celui là a de particulier son lieu de tournage, dans le bassin minier. Quand un escroc à la petite semaine tombe amoureux d’une de ses victimes. Une rédemption aux accents nordistes ! Sortie le 14 octobre.
  • Kinatay, de Brillante Mendoza. Annoncé comme un film de genre, un polar vraisemblablement. Venu des Philippines, il bousculerait les poncifs d’un cinéma cannois enferré dans ses habitudes. Et témoigne de la vitalité d’un cinéma en devenir. Sortie N.C
  • Thirst, ceci est mon sang, de Park Chan Wook (Old Boy). Le coréen abandonne les histoires de vengeance qu’il laisse à Johnnie To (Vengeance, ça ne s’invente pas, avec notre Johnny national – Sortie le 20 mai) pour une histoire de vampire qui n’a rien d’une certaine saga sirupeuse. Alléchant. Sortie N.C
  • Soudain le vide, de Gaspar Noé. Blessé par balle, un frère lutte entre la vie et la mort. Un trip hallucinatoire par le réalisateur d’Irréversible. Avec semble t-il, le parfum de scandale en moins, qu’il devrait céder à Antichrist. Un drame « psychatrique » avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg.
  • Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino, évidemment. L’enfant terrible du cinéma américain revient avec le remake certifié non conforme d’un film de guerre italien avec tout le style qui le caractérise. Sortie le 19 août.
Jonathan Blanchet
Paru dans Sortir n°831 du 13 mai 2009.